jeudi 4 février 2010
Les transports PERRENOT reprennent FOURCHET Frigo
Le groupe de transports Perrenot vient de réaliser une nouvelle acquisition dans la Loire avec le rachat, à la barre du tribunal de commerce de Saint-Etienne, des principaux actifs de Fourchet Frigo, de Civens (Loire) et de Fourchet Logistique, basé à Noves (Bouches-du-Rhône). Le chiffre d'affaires de cette entreprise, en redressement judiciaire depuis le 1 er avril dernier, s'élevait en 2008 à 16,5 millions d'euros. Ce rachat, accompagné de la reprise de près de 120 des 153 salariés, intervient après celui des Transports Bonnefoux, de Rive-de-Gier (Loire), en 2006.
Hausse de 40 % des ventes
« Nous allons investir rapidement plus de 7 millions d'euros, notamment dans le renouvellement du matériel roulant de ces sociétés rebaptisées SNTF et SNTN », qui travaillent surtout pour des enseignes Franprix et Leader Price (groupe Casino) du grand Sud-Est de la France, déclare aux « Echos » Philippe Givone, directeur général du holding Zamenhof, détenu par Jacky Perrenot. Un comité de direction est en train d'être mis en place autour du PDG fondateur, âgé de soixante-sept ans, pour préparer, dans la continuité, sa succession à la tête du groupe. Le chiffre d'affaires de ce dernier, qui a augmenté en 2009 d'environ 40 %, à 250 millions d'euros, devrait progresser dans les mêmes proportions, selon Philippe Givone.
Plus de 2.000 salariés
Outre les actifs de Fourchet, il a repris l'an dernier TCL et sa filiale Navarro dans les Bouches-du-Rhône, TDJL dans les Côtes-d'Armor et Sada dans le Nord de la France. Le groupe Perrenot, installé à Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), dont l'effectif dépasse désormais 2.000 salariés, avec un millier de cartes grises « moteur » (camions) dont 60 % de frigorifiques, a également des activités dans la production et le négoce de fruits, ainsi que dans l'immobilier commercial.
Le précédent dirigeant de Fourchet, Marc Dobson, avait vainement tenté l'an dernier d'obtenir une revalorisation de 20 % de ses prestations auprès de filiales de Casino qui représentaient 70 % de son chiffre d'affaires. Estimant que « leur responsabilité est engagée dans le dépôt de bilan », il envisage de saisir la justice. (Les Echos 4/02/10).