Le 28 avril 2010 à l’occasion d’un discours à l’Assemblée nationale, M. Christian ESTROSI indique que depuis dix ans, « nous avons perdu plus de 500 000 emplois industriels et notre part dans les exportations européennes a diminué d’un quart. Quant à l’emploi industriel, la part qu’il occupe dans la population active est passée de 16 % en 2000 à 13 % en 2009. Si nous sommes aujourd’hui dans cette situation, c’est parce que nous avons trop longtemps cru que l’emploi industriel n’avait pas d’avenir. Que malgré tous nos efforts, nos entreprises industrielles finiraient de toute façon par délocaliser leurs activités dans d’autres pays. Qu’il valait mieux investir dans les services que dans le développement de nouveaux produits industriels ». Il indique que l’exemple de la prime à la casse, qui a bénéficié à 650 000 particuliers en 2009, prouve que depuis le début de l’année le marché continue à progresser de 17 % par rapport à l’année précédente. Il précise qu’à l’issue des Etats généraux de l’industrie une stratégie reposant sur des objectifs très clairs a été arrêtée : une augmentation de l’activité industrielle de plus de 25 % d’ici fin 2015, la pérennisation de l’emploi industriel en France sur le long terme, le retour à la balance commerciale industrielle durablement positive d’ici 2015 et un gain de plus de 2 % de la part française dans la production industrielle totale. Il ajoute que sa priorité est de permettre aux entreprises industrielles françaises de « passer d’une logique de secteurs à une logique d’organisation en filières ». « Nous devons soutenir la compétitivité de nos entreprises. C’est tout l’objet de la taxe professionnelle qui représente en 2010 une économie de 12 milliards d’euros pour les entreprises, dont près de 2 milliards d’euros bénéficient directement à l’industrie. Enfin, je rappelle que la suppression de l’impôt forfaitaire annuel représentera environ 1,3 milliard d’euros d’ici 2011 ». Il précise que sur les 35 milliards d’euros du grand emprunt, 17 milliards seront affectés à des priorités touchant à l’industrie dont 7 milliards directement. (CCFA 18/05/10). |