Pour la deuxième fois en sept mois, TLF, la fédération patronale des entreprises de transport et de logistique, se retrouve sans délégué général. Après le départ en juin dernier d'Hervé Cornède, brutalement licencié par le président de TLF, Philippe Grillot - une éviction qui avait causé le désarroi de certains adhérents -, son successeur Hervé Le Jeune, en place depuis le 1er décembre, a décidé de démissionner de ce poste clef de délégué général. TLF invoque des « raisons personnelles », sans autre précision. Quant à Hervé Le Jeune, qui occupe également des responsabilités syndicales dans le transport routier en Bretagne, il n'était pas joignable vendredi, accaparé par la cellule de crise préfectorale mise en place pour faciliter le trafic routier perturbé par la neige.Des remous en interne Cette démission intervient à un moment délicat pour TLF. La fédération patronale, qui revendique 10.000 entreprises adhérentes employant 320.000 salariés et représentant l'ensemble de la chaîne du transport et de la logistique, a été en effet la seule, à la mi-décembre, à signer avec les organisations syndicales de salariés l'accord prévoyant des hausses de salaires comprises entre 4 % (pour les plus bas salaires, dans la messagerie) et 2,9 % (pour les grands routiers). Les autres organisations patronales (FNTR, Otre et Unostra) avaient quant à elles claqué la porte des négociations, estimant en substance que l'accord accepté par TLF risquait d'aggraver la situation financière de nombre de PME du transport routier déjà fragilisées par la crise économique. L'attitude de TLF avait aussi provoqué des remous en interne. Ainsi, l'entreprise Mory avait décidé de quitter la fédération. Un geste fort, quand on sait que le PDG de Mory, Alain Bréau, est ancien coprésident de TLF. Selon nos informations, d'autres entreprises ont également fait défection depuis. (Les Echos 11/01/10). |