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Articles from May 2009 Source : (Les Echos 29/05/09).
C'est une toute nouvelle usine de 40.000 mètres carrés, comme posée dans le bocage normand, à Caligny, aux portes de Flers (Orne). D'ici à 2010, le temps d'achever le transfert commencé fin 2008, elle regroupera en un seul site les trois vieilles unités éparpillées dans et autour de la ville. Spécialisée dans les mécanismes de sièges automobiles, l'usine Faurecia regroupera la production d'articulations et de glissières pour les usines des constructeurs automobiles du monde entier, au sein d'un réseau regroupant la Pologne, la Chine et le Canada. Outre ce vaste bâtiment, l'équipementier automobile (filiale de PSA) dispose désormais d'un centre de recherche et développement (R&D) mondial et d'un campus industriel et de formation, assurée par l'école d'ingénieurs caennaise Ensicaen. « C'est un événement exceptionnel d'inaugurer une telle usine automobile. Ne boudons pas notre plaisir. Avec 1.400 emplois à terme, usine et R&D, ce sera le plus grand site Faurecia en France », a tenu à souligner Yann Delabrière, PDG du groupe, présent sur les lieux mercredi dernier, jour de l'inauguration. Lancé en 2005, ce projet de 50 millions d'euros a mobilisé, dès le départ et financièrement, les collectivités locales, réunies dans un syndicat mixte spécialement créé. « Effort majeur de l'entreprise » « Dans cette période, cet investissement est un effort majeur de l'entreprise (« Les Echos » du 1 er avril 2009), à situer dans une perspective de long terme qui vise à renforcer notre position de numéro un mondial pour les mécanismes de sièges. C'est aussi l'objet de ce futur centre R&D mondial, qui regroupera toutes les équipes des autres sites avec pour vocation de concevoir et de développer les process du futur », a poursuivi Yann Delabrière. Le contexte de crise (1.200 suppressions d'emplois annoncées en France, dont 271 sur le site) a longtemps inquiété les partenaires du projet, réalisé par la société d'économie mixte normande la Shema. « Ce jour est la manifestation d'un très fort volontarisme territorial », a insisté Laurent Beauvais, président PS de la région Basse-Normandie. |
Source : (Les Echos 27/05/09)
Cotée au Marché libre d'Euronext Paris, la société drômoise TAI (Trailor ACTM International), l'un des géants français des véhicules de transport avec deux usines à Montélimar (Drôme) et Lunéville (Meurthe-et-Moselle), vient de publier les résultats de son exercice clos au 31 décembre 2008 sur sept mois. Le chiffre d'affaires ressort à 22,33 millions d'euros et le résultat net part du groupe accuse une perte de 3,47 millions d'euros, tandis que les fonds propres s'établissent à 16 millions d'euros pour un endettement net quasi nul. Perceva Capital, son actionnaire majoritaire à 84 % de son holding de contrôle, a décidé de réorienter la stratégie de l'entreprise, qui a bénéficié d'une augmentation de capital de 10,9 millions d'euros en août dernier, vers des véhicules de spécialité (citernes, porte-engins, plateaux lourds) et l'export pour retrouver l'équilibre d'exploitation. |
Source : (Les Echos 27/05/09)
Le transporteur Olano (200 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008) dont le siège social est situé à Saint-Jean-de-Luz vient de reprendre le fonds de commerce de la société STLL basée à Trémorel dans le département des Côtes d'Armor. Le transporteur reprend les 50 salariés de STLL, qui réalise 8 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Désormais nommée Olano Bretagne, cette société est spécialisée dans le transport de produits carnés, Olano va y investir près de 3 millions d'euros dans la création d'un entrepôt de 20.000 mètres cubes à Trémorel qui sera opérationnel d'ici à la fin de cette année 2009. |
Source : (Les Echos 18/05/09)
Michelin va poursuivre ses réductions de production pour abaisser encore ses stocks, a prévenu vendredi son patron Michel Rollier lors de l'assemblée générale des actionnaires, marquée par une manifestation de salariés inquiets pour l'emploi. Le niveau de stocks était encore « trop élevé » à la fin mars, selon M. Rollier, ce qui justifie une poursuite des réductions de production « essentiellement en avril et mai », alors que « juin devrait être meilleur ». « Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices », mais « nous n'avons pas le choix, il s'agit d'assurer la pérennité de Michelin, a ajouté M. Rollier. Il n'y a pas de décision de plan social en France aujourd'hui », a-t-il affirmé. Après une baisse des volumes vendus de 25 % au premier trimestre, le patron de Michelin table sur une stabilisation de l'activité dans le courant de l'année, à un niveau cependant encore très bas. |
Source : (Les Echos 15/05/09).
MTA comme Mov'eo travaillent sur des thématiques liées au transport et à l'automobile. Mov'eo, basé en Seine-Maritime, rayonne sur trois régions (Ile-de-France, Haute et Basse-Normandie) alors que MTA (Mobilité et transport avancé), basé au Futuroscope de Poitiers, est circonscrit en Poitou-Charentes. Le pôle MTA, dont la labellisation en 2005 doit beaucoup au poids politique de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, s'appuie sur une réelle expérience régionale en matière de recherche autour du véhicule électrique. « Mais, relève son président, Paul Rivault, nous souffrons de plusieurs handicaps. D'une part, le Poitou-Charentes est une petite région, faiblement industrialisée, où la filière automobile est peu importante. Par ailleurs, notre fonctionnement est handicapé par l'absence des crédits de la région. Mme Royal, qui souhaitait développer son propre pôle sur le thème des éco-industries, n'a jamais voulu nous appuyer ». Complémentarité « C'est le ministère de l'Industrie qui nous a suggéré de nous allier avec Mov'eo, poursuit Paul Rivault. Avec Mov'eo, nous recollons au peloton des pôles mondiaux. » MTA est une petite structure, qui emploie une dizaine de salariés et fonctionne avec un budget annuel de l'ordre de 1,5 million d'euros. Une cinquantaine d'entreprises en sont adhérentes, dont bon nombre de PME implantées en Poitou-Charentes, ainsi que des groupes tels que PSA, Renault, Toyota, La Poste, EDF ou Michelin. Mov'eo, dont la structure permanente est cependant équivalente, avec une dizaine de salariés, pèse environ trois fois MTA en termes de budgets, de programmes et d'adhérents. « Ce rapprochement a un sens, confirme Michel Gigou, directeur de Mov'eo. Nous sommes très complémentaires. MTA nous apporte toute la thématique autour du véhicule électrique, ainsi que de nouvelles entreprises adhérentes, comme SAFT et Leroy-Somer ». L'addition de Mov'eo et MTA représente 300 membres et 85 projets retenus pour financement, soit 314 millions d'euros d'efforts en R&D, dont 35 millions pour les PME. |
Source : (Les Echos 14/05/09).
Le constructeur allemand Daimler a annoncé hier son intention de supprimer 2.300 emplois d'ici à fin 2010 dans sa filiale japonaise de camions, dont la gamme sera réduite de moitié face à la chute de la demande. Dans le cadre d'une vaste restructuration, il va fermer deux usines, l'une au Japon, à Oye, près de Nagoya, et son unique site de production en Thaïlande. Daimler, via sa filiale à 85 % Fuso (MFTBC), va aussi réduire son réseau de concessionnaires au Japon et diviser par 2 la gamme d'ici à fin 2010. La restructuration engagée va lui coûter 260 millions d'euros, pour un gain annuel estimé de 760 millions à partir de 2011. |
Source : (Les Echos 14/05/09)
Le constructeur automobile allemand BMW est prêt à renforcer sa coopération avec le français PSA Peugeot qui vient de se doter d'un nouveau patron, indique mercredi le patron du groupe bavarois Norbert Reithofer dans un entretien.
Les deux constructeurs coopèrent déjà dans le domaine des moteurs pour petites voitures, rappelle M. Reithofer au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Quand le nouveau patron de Peugeot sera entré en fonction, nous allons aussi discuter du fait de savoir si nous pouvons renforcer la coopération actuelle", ajoute-t-il.
Peugeot, lourdement frappé par la crise, avait annoncé fin mars qu'il se séparait de Christian Streiff, deux ans après son arrivée, pour le remplacer par un dirigeant du groupe sidérurgique Corus, Philippe Varin.
BMW continue également à discuter avec son homologue national Daimler et "nous sondons ce qui est sensé dans une coopération ou pas", explique M. Reithofer. Pour autant, "il n'y a pas de contrats prêts à être signés" avec Daimler, ajoute-t-il.
La presse allemande avait fait état cette semaine d'un arrêt des négociations entre les deux constructeurs haut-de-gamme. BMW et Daimler coopèrent déjà pour les achats de pièces considérées comme neutres pour leurs clients. Mais les analystes espéraient une alliance plus large pour accroître la rentabilité des deux groupes, dans le rouge au premier trimestre et durement touchés par la crise. |
Source : (Les Echos 14/05/09).
Ses dirigeants et ses administrateurs le répètent sur tous les tons : le fonds stratégique d'investissement (FSI) ne peut pas tout faire. « Ni magicien ni pompier », il doit agir comme un investisseur avisé en se conformant à des orientations stratégiques et à des doctrines d'investissement strictes. Avec l'aggravation de la crise économique, le message n'est cependant pas simple à faire passer. Comment répondre aux patrons d'entreprise dont le dossier a été écarté, et qui répandent leur amertume dans les médias ? Comment faire quand les élus locaux défilent avec les salariés pour appeler le fonds à la rescousse ? Comment résister à la pression quand le gouvernement s'empare lui-même d'un dossier sensible ? Oublions un instant les critiques, les grands discours et les suspicions. Jugeons les actes qui, seuls, donneront corps au « fonds souverain français ». Le FSI a examiné à ce jour quelque 80 dossiers. Il en a rejeté un certain nombre et conclu quatre investissements dans des entreprises de taille et de métiers divers, qui résument peu ou prou ses ambitions : développer des PME de croissance (Led to Lite), accompagner des entreprises de taille moyenne susceptibles de créer de la valeur (Daher) ou présentes dans des secteurs en mutation (Farinia) et sécuriser le capital de nos fleurons industriels (Valeo). Mais c'est un cinquième investissement, annoncé par le gouvernement quoique loin d'être bouclé, qui va servir de test : celui dans Heuliez. Petit rappel des faits. L'équipementier automobile de Cerizay, dans les Deux-Sèvres, est sur le déclin depuis des années. Il a bien diversifié son activité vers l'aéronautique et les TGV, mais un peu tard, si bien que le groupe familial se retrouve, en ce début 2009, au bord de la cessation de paiements. Salariés et dirigeants sont dans la rue. Les élus, Ségolène Royal en tête, donnent à l'affaire une tournure politique. Fin mars, le gouvernement promet que le FSI va engager 10 millions d'euros à trois conditions... qui sont encore loin d'être réunies. D'abord, un « business plan » qui tienne la route. Le projet de voiture électrique peut être celui-ci. Il mérite en tout cas d'être étudié en faisant le pari que ces petits véhicules intéresseront dans deux ou trois ans des collectivités pour des déplacements urbains. Mais le projet ne mobilise aujourd'hui qu'une cinquantaine des 1.000 salariés du groupe. Les autres ne pourront participer à l'assemblage des véhicules que dans douze à dix-huit mois. Ensuite, un nouveau tour de table. Pour l'instant, seul le FSI et la région Poitou-Charentes ont promis de mettre au pot pour, respectivement, 10 et 5 millions d'euros. Le concours des investisseurs privés et des banques se fait attendre, Heuliez ayant besoin d'au moins 30 millions d'euros supplémentaires pour mener à bien son projet. Enfin, une contribution des actionnaires familiaux. La famille Queveau a déjà fait savoir qu'elle n'avait pas les moyens de participer à la recapitalisation. Heuliez a été placé en redressement judiciaire pour six mois, ce qui lui donne un peu de temps pour trouver des solutions. Etant entendu que le dénouement de ce dossier sera exemplaire. Si le FSI finit par investir sans que soient remplies les trois conditions initiales, la jurisprudence sera désastreuse. Pour l'équipementier et ses salariés d'abord, car on risquerait de mettre sous perfusion une entreprise qui semble condamnée en retardant les décisions douloureuses, mais nécessaires. Pour le fonds ensuite, qui aurait alors bien du mal à justifier sa qualité d'investisseur avisé, verrait sa gouvernance décrédibilisée et serait détourné de sa mission. Il existe en effet d'autres outils pour redresser les entreprises en difficulté et tenter d'en pérenniser les emplois : le Ciri, la médiation du crédit, le tout jeune fonds d'investissement social... Le FSI n'a pas été créé pour cela. Il n'en a ni les moyens ni les équipes. En revanche, il sera dans son rôle s'il parvient à fédérer autour de lui un tour de table pour concrétiser le projet de voiture électrique, dans une démarche de capital-risque. Il sortira de cette affaire par le haut s'il fait preuve de sa capacité à contrecarrer les pressions de toutes sortes. L'enjeu est majeur, car, dans quelques années, les contribuables seront en droit de demander au fonds des comptes sur les 20 milliards d'euros d'actifs (dont 6 milliards de « cash ») qui lui ont été confiés par l'Etat et la Caisse des Dépôts. |
Source : (Les Echos 13/05/09).
La pression politique aura été assez efficace pour faire plier les assureurs-crédits, arc-boutés depuis des années sur leur position. Ils ont accepté en fin d'après-midi hier d'accorder un préavis d'un mois aux entreprises quand ils supprimeront leurs garanties (« Les Echos » d'hier). « Ce n'était pas leur intérêt d'être dans la confrontation avec les entreprises, y compris du point de vue commercial dans une perspective d'après crise, commente-t-on à Matignon. La situation s'était trop dégradée. Il fallait qu'un partenariat se noue. Notre objectif est que ces obligations de transparence et de préavis imposent un dialogue. » Il aura fallu cependant une réunion au sommet entre le Premier ministre, François Fillon, les représentants des deux organisations patronales, Laurence Parisot et Jean-François Roubaud, et les présidents des trois principaux assureurs-crédit, Jean-Louis David pour la Coface, Paul-Henri Denieuil pour Atradius et Michel Mollard pour Euler Hermes. Face à la grogne croissante des entreprises qui se trouvent du jour au lendemain dépourvues de tout crédit-fournisseur, les pouvoirs publics ne voulaient plus entendre les arguments techniques avancés jusque-là par les assureurs-crédit pour justifier l'absence d'information des acheteurs et les suppressions immédiates de couverture : à savoir l'absence de lien contractuel avec les acheteurs, et leurs niveaux de fonds propres insuffisants pour supporter les défauts de paiement des entreprises. Des conséquences techniques Les pouvoirs publics ont néanmoins mis un peu d'eau dans leur vin. Ils ont accepté de diviser par trois le délai de préavis par rapport à leurs premières exigences. « C'est donc un résultat raisonnable », estime un assureur. Les pouvoirs publics ont également supprimé une de leurs exigences contestée par les professionnels : le maintien d'une garantie suffisante en crédit-export à court terme. « Nous allons avancer sur ce point dans le cadre de l'extension du complément d'assurance-crédit publique (CAP) », répond un représentant du gouvernement. Les assureurs-crédit conviennent que le préavis d'un mois aura des conséquences techniques et procédurales qui ne « sont pas insurmontables ». Mais il pourrait in fine se retourner contre les entreprises elles-mêmes, avancent-ils encore. « Durant ce délai, elles pourront raisonnablement craindre que cette suppression de couverture soit divulguée auprès de leurs fournisseurs non assurés-crédit. Il ne faut pas oublier que 75 % du crédit interentreprises n'est pas couvert par les assureurs », relève l'un d'eux. |
Source : (Les Echos 13/05/09).
Déplorant « l'attitude d'obstruction et de blocage des membres du CE qui ont refusé de se prononcer sur le PSE ainsi que sur la proposition de la direction de prolonger la période de volontariat », la direction de Caterpillar France annonce que, « compte tenu de l'impossibilité d'obtenir un accord sur l'aménagement du temps de travail, les 733 suppressions de postes annoncées ne pourront être ramenées à 600 ». La semaine dernière, les 1.978 salariés qui se sont exprimés, ont voté à 50,25 % contre le projet de réorganisation du temps de travail, avec seulement 79 voix de différence (915 voix pour, 994 contre et 69 nuls). Elu CGT au comité d'entreprise, Patrick Cohen estime que « la direction applique le calendrier établi depuis le mois de janvier ». Pour Jean-Pierre Gilquin, délégué FO, « c'était une erreur, on ne réorganise pas le temps de travail à chaud. [...] Depuis le début, les erreurs s'empilent et [...] jamais l'intersyndicale n'a eu la possibilité de faire adopter une quelconque stratégie. » De fait, depuis l'annonce, le 26 février, d'un plan social de 733 suppressions d'emplois sur un effectif salarié de 2.551 personnes, les assemblées générales du personnel n'ont jamais réuni plus de 200 personnes, mais la pression de quelques salariés « jusqu'auboutistes » sur l'intersyndicale est telle que ses élus se trouvent dans une situation de plus en plus difficile. S'estimant même « menacés », ils ont fait valoir « leur droit de retrait », refusant de se prononcer sur le plan social. La situation de blocage s'explique aussi en partie par une intersyndicale sans charisme et très divisée. En face, « la culture dirigiste du management à l'anglo-saxonne, ne pouvait que mettre de l'huile sur le feu », constate Jean-Pierre Gilquin. Maladresses de la direction Dans ce contexte, la direction a elle aussi cumulé les maladresses, notamment en annonçant, juste avant les ultimes négociations, la mise à pied de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit. Du coup, les négociateurs du CE n'ont pu que poser le préalable de la levée des sanctions, que la direction n'a pu que refuser, ce qui a une nouvelle fois bloqué le processus au point que la pérennité des sites paraît menacée. La direction de Caterpillar s'était engagée à maintenir son activité jusqu'en 2015, mais le nombre élevé de suppressions d'emplois repose la question de son existence. D'autant plus qu'en 2011 le site grenoblois va perdre, au profit du site japonais de Caterpillar, la fabrication des pelles sur chaînes, ce qui, selon les syndicats, représente 300 emplois. Après plus de trois mois d'escalade, les protagonistes peuvent-ils retrouver la voie du dialogue ? Tel est le souhait de Geneviève Fioraso, député (PS) de l'Isère et adjointe au maire de Grenoble : « Les élus souhaitent qu'un dialogue social reprenne sur la réorganisation du temps de travail, afin de limiter à 600 le nombre de suppressions de postes. [...] On ne peut pas faire une politique de la terre brûlée avec 2.600 emplois à la clef. ». |
Source : (Les Echos 13/05/09)
« Parcourir la plus longue distance avec un minimum d'énergie », tel était le défi proposé aux étudiants qui ont participé au Shell Eco-marathon Europe 2009. Lors de la 25e édition qui vient de se dérouler du 7 au 9 mai à Lausitz en Allemagne, l'équipe du lycée Saint-Joseph La Joliverie, près de Nantes, s'est distinguée en pulvérisant à deux reprises le record de la plus grande distance parcourue avec 1 litre de carburant, établi à 3.410 kilomètres en 2005. Avec un véhicule prototype équipé d'un moteur à essence Microjoule, les élèves ont atteint 3.771 kilomètres. A signaler qu'une autre équipe française, du lycée Louis-Pasquet d'Arles, a réussi, avec un prototype solaire de Shell, à tenir 655 kilomètres avec un seul kilowattheure, dépassant de 95 kilomètres la distance parcourue l'an dernier. En revanche, c'est une équipe de l'université norvégienne NTNU qui, à bord d'un véhicule doté d'une pile à combustible, a signé le record de la plus faible émission de CO2, avec 2,6 grammes par kilomètre contre 6,15 grammes l'an dernier. Vincent Tertois, directeur technique du Shell Eco-marathon Europe 2009, a estimé que, au-delà du sérieux des étudiants et du développement des véhicules constatés cette année, « l'augmentation significative des distances parcourues peut avoir un rapport avec le nouveau circuit et les conditions météorologiques favorables ». |
Source : (Les Echos 6/05/09).
La fonderie Autocast, ex-Valfond, aujourd'hui détenue par Helveticast, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre, en raison d'une dette de 6 millions d'euros. Autocast exploite 2 usines à Bléré (Indre-et-Loire) et Changé (Mayenne), qui emploient plus de 250 salariés au total. Spécialisé dans les pièces mécaniques pour l'automobile, Autocast a subi une baisse de 30 % à 50 % de ses commandes depuis six mois. Le tribunal a accordé deux mois de poursuite d'activité pour permettre la recherche d'un repreneur. Des cadres de l'entreprise seraient intéressés par la reprise du site mayennais. |
Source : (Les Echos 6/05/09).
Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) suscite des déceptions, dont celle de Stéphane Soulard, PDG de Samro. Cette société, basée à Fontenay-le-Comte (Vendée), se présente comme le numéro un français et le cinquième acteur européen dans la production de semi-remorques avec 7.000 unités par an. L'entreprise comptait sur le FSI pour une deuxième recapitalisation devant porter ses fonds propres à hauteur de 12 millions à 15 millions d'euros. L'opération semble vitale. « A court terme, près de 700 emplois et une technologie brevetée sont menacés de disparition », indique le patron vendéen. Technologie innovante En novembre, la société avait procédé à une première levée de fonds de 9 millions d'euros afin de faire face à une baisse de charge brutale. L'opération associait un pool bancaire pour un montant de 7,5 millions auquel la famille Soulard, toujours majoritaire, avait ajouté 1,5 million. Selon le dirigeant, l'entreprise était pourtant rentable et bien lancée sur une croissance jusqu'à l'automne. « A la moitié de l'exercice, au 30 juin 2008, nous en étions à 95 millions d'euros avec un résultat d'exploitation de 5 millions, nous allions vers les 200 millions, contre 175 millions l'année d'avant », explique Stéphane Soulard. Avec l'industrie du camion, Samro se trouve en première ligne face au ralentissement économique et c'est une redescente à 90 millions d'euros qui est désormais envisagée pour 2009. « A quoi sert le FSI s'il ne soutient pas les PME comme les nôtres avec des projets de développement ? Où vont les 6 milliards d'euros dont est doté ce fonds ? », s'interroge Stéphane Soulard. Samro fait valoir la défense d'une entreprise française dominant son marché face à la concurrence des leaders allemands du secteur que sont Schmitz, Krone et Kogel et, derrière, l'espagnol Lecitrailer. Samro met également en exergue une technologie innovante sur la base de kits à boulonner qui la différencie des autres acteurs et qui lui a permis d'établir une dizaine de sites de montage à travers l'Europe. « La doctrine du FSI est très précise et son action est tournée vers les entreprises en croissance et sur les secteurs porteurs en termes de compétitivité pour le pays, fait savoir le fonds pointé du doigt. L'affaire présentait des risques importants et, sans nier l'habileté technologique et les qualités intrinsèques de l'entreprise, elle ne dispose pas de la taille critique dans un secteur très concurrentiel et donc de la capacité de structurer son secteur. ». |
Source : (Le figaro 5/05/09).
Le feuilleton de la reprise de l'usine Continental de Clairoix (Oise), promise à la fermeture en 2010, se poursuit. L'accessoiriste automobile basé à Dubaï MAG s'est à nouveau dit, hier, intéressé par l'unité de production française qui emploie 1 120 salariés. Fawaz Sabri, vice-président du groupe, a expliqué hier sur Europe 1 que sa société - qui distribue déjà des pièces détachées - cherche « depuis dix ans » à acquérir un fabricant de pneus : «Il n'y avait pas d'occasion, le marché était très prospère et personne ne voulait vendre. Maintenant, avec la crise, il y a vraiment un potentiel sérieux pour nous d'acheter une usine.» Mais le groupe a aussi indiqué très clairement qu'il attendait des garanties de l'État français et de l'équipementier allemand. Ses dirigeants sont allés le dire à un conseiller du président de la République à l'Élysée, ainsi qu'à Patrick Devedjian (ministre de la Relance) et Luc Chatel (Industrie), qui les ont reçus hier. Avant de donner suite au projet, MAG souhaite connaître les « avantages » que le gouvernement français est prêt à lui offrir. Ce dernier a simplement indiqué hier, par la voix de Luc Chatel, qu'il jouerait un rôle de « facilitateur » entre MAG et Continental. La direction allemande du groupe aurait, jusqu'à présent, tenté de dissuader les dirigeants de MAG d'acquérir l'usine de Clairoix - allant même jusqu'à envoyer des émissaires à Dubaï pour les convaincre de construire avec eux une usine à Koweït. Très loin d'un aboutissement «Le premier rôle de l'État est de favoriser une reprise d'une activité qui peut être délaissée ou fermée par un groupe industriel» , a poursuivi Luc Chatel. Mais «il ne faut surtout pas donner de faux espoirs aux salariés» , indique- t-on à Bercy. De source gouvernementale, on ne cache d'ailleurs pas que le dossier est très loin d'un aboutissement. D'abord, MAG n'a toujours pas pu visiter l'usine. Ensuite, le groupe dubaïote pose comme condition le maintien de la technologie et des salariés sur le site, ce qui ne fait pas partie des plans du fabricant allemand. Et enfin, «y a-t-il un projet industriel ? Est-il viable ? Y a-t-il la place pour un nouvel acteur sur ce marché ?» , s'interroge un proche du dossier. Lequel indique que « le vrai problème, c'est qu'il y a une surcapacité massive de production » dans la fabrication de pneumatiques. «Certes, l'usine peut être sauvée, mais il n'est pas certain que la solution soit de maintenir une activité de construction de pneus» , indique-t-on au sein du gouvernement. Résultat : «On ne s'interdit pas de regarder d'autres potentiels dossiers de reprise.» Selon nos informations, un autre investisseur, originaire des pays de l'Est, serait intéressé par l'usine. |
Source : (Le Figaro 5/05/09).
Le constructeur allemand a décroché un important contrat avec le groupe de travaux publics saoudien Masco portant sur 386 poids lourds. Les véhicules seront montés dans la nouvelle usine de montage de Djedda (ouest de l'Arabie Saoudite) codétenue par MAN. |
Source : (Le Figaro 5/05/09)
Le conseil régional de Poitou-Charentes a voté hier le principe d'une entrée, à hauteur de 5 millions d'euros, au capital d'Heuliez, qui est en redressement judiciaire depuis le 15 avril. |
Source : (Les Echos 4/05/09).
Dans le cadre d'un contrat de concession de huit ans signé avec la Communauté d'agglomération troyenne (CAT), le géant lyonnais de la gestion d'espace et d'événementiels (plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008) vient de prendre les commandes du parc des expositions de la capitale auboise, son 29e site en exploitation dans l'Hexagone. Pour amplifier les partenariats locaux, GL Events a ouvert le capital de la nouvelle société d'exploitation aux trois organismes consulaires aubois (chambre d'agriculture, chambre de métiers, chambre de commerce et d'industrie) à hauteur de 5 % chacun. |
Source : (Les Echos 4/05/09).
Claude Cham, administrateur de la société Magneto Wheels France, a été élu président du Syndicat des fabricants d'équipements et de pièces pour automobiles (Sfepa) et de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV). Claude Cham, soixante-deux ans, titulaire d'une licence ès sciences économiques et d'une maîtrise de gestion, a commencé sa carrière chez Chrysler avant d'effectuer un passage dans l'industrie aéronautique. En 1984, il entre chez Dunlop France, dont il sera le président-directeur général de 1987 à 2000. De 2000 à 2007, il exerce la fonction de vice-chairman de Goodyear Dunlop Tires Europe. Depuis 1997, il est administrateur de la société Magneto Wheels France, membre de la FIEV. Ancien président (2000-2006) de la Société des ingénieurs de l'automobile (SIA), il préside depuis avril 2008 l'Union routière de France (URF). Il est en outre vice-président du Comité de liaison des fournisseurs de l'automobile (Clifa), qui regroupe les six organisations professionnelles de la filière des fournisseurs. En marge de ses activités dans l'automobile, il a également présidé les conseils d'administration des sociétés Treca et Dunlopillo.
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